« La parole des Blancs est écrite sur de l’eau » – Sitting Bull

Est-ce par hasard que les divers calendriers de mes écritures se rejoignent ? ou suis-je devenu malgré moi un obsédé de la lutte pour les Droits Civiques et du génocide des Indiens d’Amérique durant la Conquête de l’Ouest ? Quoi que je fasse, même lorsque dans mes cahiers de brouillon je m’invente une révolution invraisemblable à Caracaõ la capitale imaginaire du tout aussi imaginaire ex-Venezuela Britannique, les mots en reviennent toujours à la Ségrégation ou à la Destinée Manifeste.

Parfois je n’y suis vraiment pour rien. Quand mon père décide de passer Little Big Man à mes petites cousines pendant tout un après-midi de pluie, on ne peut pas dire que je pousse le bouchon : je n’étais même pas là. Après rien ne m’obligeait à les laisser me raconter tout le film à leur manière. Un ancien chanteur en dread locks s'est caché dans cette photo. Sauras-tu le reconnaître ?Je n’y suis pas pour grand chose quand mon épouse insiste pour voir Le Majordome et que ce dernier traverse l’Histoire et particulièrement celle de la lutte pour les Droits Civiques avec le détachement d’un Forest Gump et un fils qui suit des voies moins balisées pour côtoyer tour à tour les Martin Luther King, Malcolm X et autres panthères black qui rodaient dans la jungle des légendes, témoin privilégié toujours là où il faut, quand il faut… si le scénariste avait pu, il l’aurait envoyé en prison avec Mandela et à la fac avec Obama.

Je n’en suis pas encore arrivé à mêler les deux sujets, mais un soir sûrement qu’en rêve, je danserai une chemise des esprits sur le dos dans les rues d’Atlanta. Ou peut-être que Sam Cooke viendra chanter qu’il est né près de la rivière, les pieds nus dans la Little Big Horn.

Je ne sais toujours pas de quelle manière rendre et sculpter avec des mots ce qui marierait ces deux pans de l’histoire américaine dans un phrasé unique. Il sera toujours temps de raconter les étranges destins des Séminoles. Si je trouve la poésie des circonstances. Une autre fois.

Quelque chose a changé, et je ne sais pas vraiment quoi

Les yeux braqués sur les obsèques de Nelson Mandela, j’avais coupé le son de la télé parce que je n’en pouvais plus d’entendre les commentaires de cours d’école d’une bande de journalistes abrutis par leurs fiches et par leurs consultants qui se croyaient en train de feuilleter Gala ou Images du Monde. Ils étaient là à attendre le discours d’Obama, parce que tous les autres n’étaient que des faire-valoir d’opérette. Cinq ans maintenant qu’Obama est président et il faut toujours se jeter sur des miettes d’apparition, ne voir que ses prestations comiques, sa cool attitude et son sourire parfait. Que sait-on vraiment de sa politique en regardant les journaux de treize et vingt heures, si ce n’est que ses ambitions de changement sont continuellement revues à la baisse et que sa femme lutte contre l’obésité des enfants en jardinant à la Maison Blanche ? Je pense que ça a toujours été comme ça, mais avec le Premier Président Noir, ça dépasse l’entendement de la flagornerie et les limites de l’idolâtrie. Moi, la première et unique influence d’Obama dans mon quotidien a eu lieu, un peu avant son investiture, lorsqu’une conductrice indélicate a demandé à mon père de se calmer – elle venait de lui faire un doigt après l’avoir dépassé dangereusement en coupant une ligne continue – lui rappelant que c’était aux États-Unis qu’on avait élu un Noir. Pas ici. Bon des cons, il y en a partout, on venait juste de tirer le gros lot.

Obama, Mandela… la réussite de ces gars n’a pas vraiment eu d’influence sur mon quotidien d’ultra-marin, d’afro-européen et, s’il est de bon ton de les aimer, je peux le comprendre, je ne vais pas non plus me rabaisser aux images d’Épinal à trois sous qu’on veut bien me distribuer pour rester sage. Entendre mille fois que c’est grâce au rugby que Mandela a réconcilié une nation, juste parce qu’on a vu un film de Clint Eastwood, ça tient tout bêtement de la connerie monumentale. S’il fallait ne comprendre le monde qu’à l’aune du cinéma, j’offrirai à tous ces commentateurs de pacotille une copie de Country of my Skull (In my Country en français) de John Boorman, histoire de comprendre ce que furent les Commissions de la Vérité et de la Réconciliation, ces petits tribunaux itinérants qui recensèrent partout les crimes liés à l’apartheid, y compris ceux des Noirs qui luttaient pour s’en défaire, offrant l’amnistie pleine et entière contre la confession publique. Se dénoncer à l’échelle d’un pays et offrir aux victimes l’occasion de pardonner, voilà un programme qui fit mille fois plus que le rugby. Mais malgré tout son talent John Boorman n’est pas Clint Eastwood, celui-là même qu’on a aimé parce qu’il avait un gros magnum et incarnait un personnage cynique et sans nom.

Je ne pouvais pas m’empêcher de penser aux obsèques d’Aimé Césaire et à la trentaine de délégations internationales qui s’y étaient rendues. A comparer les choses très mathématiquement, en prenant en compte les populations martiniquaises et sud-africaines, ou mieux encore les superficies des deux territoires, les obsèques de Mandela c’était une blague, un goûter d’anniversaire. Mais trêve de chauvinisme inutile. Aimé Césaire que je partage ou pas ses opinions a eu de l’influence sur ma vie. Son alter-ego politique Pierre Aliker s’était éteint quelques jours avant Madiba. Ce compagnon du Nègre Fondamental – puisque Césaire se trouva ainsi baptisé – s’en allait à 106 ans, fatigué sûrement. En 2008 dans le stade qui portait déjà son nom, Aliker balbutiant une oraison funèbre pour l’ancien maire foyalais n’y allait pas de main morte avec les petites phrases, se permettant de rappeler au Président de la République et aux membres du gouvernement présents que les meilleurs spécialistes des affaires martiniquaises étaient les Martiniquais eux-mêmes. Toujours autonomiste le Pierrot, mais toujours attaché à la France, ne serait-ce que par la langue, articulée, clamée, prononcée à l’extrême des syllabes.

Quelque chose a changé. Voilà ce que j’avais pensé en regardant les funérailles de Césaire. Et ce à quoi je repensais en regardant celles de Mandela. Il n’y avait personne aux obsèques de Léopold Sédar Senghor, pas même Chirac ou Jospin. Le président Johnson ne s’était pas rendu aux obsèques de Martin Luther King. Les funérailles de Gandhi furent une manifestation indo-indienne. Et qu’on ne vienne pas me dire que ce sont les progrès de l’aviation qui changent tout !

Non, il y a quelque chose de changé, fondamentalement. Comme s’il y avait enfin un peu de place pour des hommes en lutte pour la reconnaissance du droit des leurs, mais aussi doués d’esprit d’ouverture et de tolérance. Et cela me paraît encore plus important que l’élection d’Obama. A moins que ce ne soit qu’une vaste blague montée par des agents de communication. A moins que ce soit juste pour flatter les égos des miséreux du Tiers-Monde à l’heure où la Chine n’en fait plus partie et qu’elle remporte toutes les étapes d’une néo-colonisation aboutie. Qu’importe la raison.

J’étais donc devant ma télévision à éplucher des pommes de terre et à faire bouillir des choux-fleurs en découvrant le dernier album d’Arcade Fire et je me demandais si Martin Luther King aurait pu devenir président des États-Unis si on ne l’avait pas aidé à casser sa pipe sur le balcon du Lorraine Motel de Memphis. Je me demandais ce que seraient devenus les autres, les Malcolm X, les Steven Biko, les Frantz Fanon… s’ils n’avaient pas cassé leurs pipes et tiré sur une dernière bouffée sans connaître la fin de l’Histoire. Et j’ai pensé à tous les anonymes… ceux qui peuplent les fosses communes avec leurs enfants, qui n’ont même pas laissé quelqu’un pour se rappeler d’eux. En faisant bien les comptes, un homme pour une voix… les obsèques de Mandela étaient comme une noce funèbre collective.

Et puis j’ai oublié. Ça ne sert pas à grand chose de refaire l’Histoire. Et si Napoléon n’avait pas perdu en Russie ? Et si Charles Martel avait été battu à Poitiers ? Et si les oies du Capitole n’avaient pas monté la garde ? Paris serait dans une bouteille très certainement, tétée par un sans-abri pour se tenir au chaud l’hiver près d’un foyer de balivernes.

L’histoire du Lion et du Bison

Quelques semaines après, j’ai vu cette vidéo d’un buffle de la réserve de Mjenane en Afrique du Sud qui encorne un lion pour protéger un de ces congénères en mauvaise posture. Je me suis d’abord dit que quelque chose avait changé, avant de me raviser… Les buffles ne se sont pas toujours contentés d’être des proies dociles. C’est juste la savane qui jusque là manquait prodigieusement de caméras de surveillance.

C’est pourquoi, reprenant doucement la plume pour nettoyer mon clavier, je chaussai mes lunettes à la Alain Decaux et les bras appuyés sur des contes des frères Grimm je commençai à vous écrire : il était une fois…

Parce que parfois j’anticipe le jour où mon fils me posera des questions improbables. Parce que dans son bafouillis il est déjà curieux de tout. Parce que mon épouse m’a toujours dit que je devrais écrire des histoires pour les enfants, histoire de simplifier mon style.

Il était une fois des bisons qui défirent des lions. Le lion qui menait les lions s’était fait un nom parmi les félins du temps que les bêtes à poils griffes et miaulements se battaient entre eux dans des plaines estropiée par les boulets de canon qui portaient des noms aux sonorités plus ou moins poétiques comme Gettysburg, Yellow Tavern ou Cedar Creek. L’Histoire a retenu que les lions du sud avaient des moutons qu’ils exploitaient dans les champs de coton, et puisque le coton valait beaucoup plus que la laine, ils se souciaient peu de leurs moutons. Et comme l’Histoire n’est écrite que par les historiens des vainqueurs, il n’y a pas d’utilité à lire plus en détails les tenants et les aboutissants de cette guerre. Retenons juste que les moutons restèrent des moutons, et les lions qui s’étaient habitués au goût du sang dans tout l’Est du Nord au Sud drainèrent leur violence dans l’Ouest, là où allaient les Bisons. Il fallait bien faire quelque chose des munitions qui restaient et de la testostérone qui débordait des pores de ces milliers de félins pour qui tuer, piller, violer et voguer d’un horizon à un autre étaient devenus une série de secondes natures. Le lion mena ainsi des lionceaux là où les lions n’avaient jamais mis les pieds, dans le Paha Sapa. En fait ça n’a rien d’un conte pour les enfants. Ou disons que je ne sais pas écrire d’histoires pour les gosses.

Les bisons avaient surnommé le lion Pahuska, ce qui voulait dire Longs Cheveux, parce que les noms des lions ne voulaient pas dire grand chose. George Armstrong Custer ? qu’est-ce que c’est ? Les bisons appartenaient à la nature jusque dans leurs noms, et les lions non contents de détruire leurs terres et leurs modes de vie, traduisaient approximativement leurs noms. Un des chefs des bisons est entré dans l’Histoire comme le Taureau Assis, Sitting Bull. Mais il s’appelait littéralement Bison Mâle qui se roule dans la Poussière. Un taureau ce n’est pas un bison, mais ça les enfants des lions s’en foutent royalement, maintenant qu’il n’y a plus de bison qu’au cinéma. Et être assis ce n’est pas se rouler dans la poussière, et ça justement, les enfants le savent.

Sitting Bull ne participa pas à la bataille qui vit mourir Custer et ses hommes à Little Big Horn. Il était Homme-Médecine et les combats lui étaient interdits. Mais il était un meneur, et sur le terrain ses fils se donnèrent sans compter. A la victoire succéda l’exil, au Canada, puis le retour dans une réserve et les exhibitions de Buffalo Bill. Ce lion de Custer était mort, mais il y en avait tellement d’autres.

Le buffle de la vidéo s’est peut-être déjà fait bouffer. Ou peut-être qu’il cuve son whisky au fin fond de sa réserve en espérant en vain ouvrir un casino indien, peut-être qu’il est parti en tournée avec un cirque ou avec un zoo. Parce que chassez le naturel des lions, il revient au galop.

« La parole des Blancs est écrite sur de l’eau » disait Sitting Bull, et il se méfia toujours de l’eau qui dort, dans le moindre de ses pas, à chaque kilomètre des rails qu’il parcourut avec la troupe de Buffalo Bill, vivant sans cesse avec la sensation que les accords seraient trahis et la confiance bafouée. Et il vivait ainsi pour lui-même et pour tout un peuple, pour tous ces peuples qui avaient appartenu à la plaine et dont la seule erreur avait été de ne pas vouloir la posséder. On peut comprendre qu’à force, cette crainte distillée sans cesse enivre un homme jusqu’à la folie douce, un peuple jusqu’à l’égarement collectif.

C’est la magie Mandela, la magie sud-africaine : avoir évité l’ivresse du changement et les gueules de bois ensanglantées de la vengeance. Pour l’instant. Parce qu’après tout, il faut laisser du temps au temps. Ce n’est pas être pessimiste que de dire ça. Les obsèques de Mandela n’ont pas été qu’une poignée de main entre Castro et Obama, un covoiturage foiré entre Hollande et Sarkozy, ou l’arnaque d’un faux traducteur de la langue des signes frappé de schizophrénie en mondovision. Il y a aussi eu ces huées contre Zuma le président en exercice. Ce n’est pas être pessimiste que de les relever. Ce n’est pas être pessimiste que de penser pertinemment que la répartition raciale des richesses est toujours d’actualité en Afrique du Sud. De penser pertinemment que la liberté ne se résume pas au droit de vote, que trois cents ans de domination ne s’effacent pas par le sourire d’un vieil homme tout Mandela qu’il soit. Ce n’est pas être pessimiste que de penser que ça tient du conte de fées et rien d’autre. Ce n’est pas être pessimiste, ni marxiste, de croire qu’il y a toujours un apartheid racial du capital et du travail et qu’on a fait d’un prisonnier politique un opium mondial du peuple.

Les premiers jours de pouvoir de Robert Mugabe au Zimbabwe avaient laissé optimistes bien plus d’un observateur.

Sitting Bull vous dirait que tout ça est écrit sur de l’eau. Sam Cooke chanterait qu’il est né au bord de la rivière et que le changement est pour bientôt. On se passerait sa chanson le jour de l’élection d’Obama et une conductrice viendrait sortir une connerie grosse comme sa queue de poisson à dix mille kilomètres de là.

Wounded Knee

Une alouette serait venue sur une branche et aurait chanté à Sitting Bull qu’il serait tué par les Sioux. Une alouette prophétesse qu’il aurait mieux valu plumer avant qu’elle ne tweete.

Wovoka était lui aussi un prophète et ses annonces ne se réalisèrent jamais. Il prêchait l’arrivée imminente d’un nouvel âge où les guerriers morts au combat reviendraient avec les bisons et l’abondance. La bataille de Little Big Horn avait été un chant du cygne. Plutôt que d’abattre les Visages Pâles, elle renforça leur abnégation. Les leaders indiens furent contraints à l’exil, avant de revenir jouer les bêtes de foire dans des cirques itinérants. Ce qui restait des tribus se retrouva confiné dans des réserves impropres à les nourrir. Et deux ou trois hivers rudes, puis une révision des traités parce qu’on avait trouvé de l’or ici ou là, suffisaient à décimer les populations. Les prophéties de Wovoka qui invitaient à danser la Danse des Esprits, sans violence et sans agressivité envers les ennemis qu’ils soient civils ou tuniques bleues, furent reçues comme un dernier espoir. A ces danses, s’ajoutèrent des extravagances comme les chemises sacrées qui bénies par les hommes médecine devaient protéger des balles.

La Ghost Dance se répandit à travers les réserves de 1888 à 1890, sursaut folklorique ou pis-aller béni oui-oui, qu’importe, aux yeux des autorités américaines, elle compta comme une véritable menace. Il fut demandé aux différents chefs encore en place, ces légendes héroïques qui avaient marqué les guerres indiennes de veiller à ce qu’elles cessent. Mais il n’en fut rien. Les chefs n’y croyaient pas à ces danses… oui, elles préservaient un pan des cultures et des croyances indiennes. Mais ceux qui sont allés sur les champs de bataille savent bien qu’une danse n’a jamais protégé d’une balle de Winchester. Quel chef serait allé interdire la dernière goutte d’espoir inoffensif à un peuple désespéré ?

C’est pourquoi Sitting Bull fut arrêté un beau matin de décembre, par la police sioux du Bureau des Affaires Indiennes. Dans la confusion de son interpellation, alors que la tension montait de tous les côtés, il fut tué d’une balle dans la nuque. Et l’alouette s’envola colporter ailleurs ses tweets de malheur. Il s’en suivit de nombreuses émeutes et une répression nerveuse des Tuniques Bleues, dont l’acte le plus hargneux se déroulerait juste avant la neige dans un bras de rivière.

C’est dans ces conditions que deux semaines plus tard, des Lakota migraient, autour de leur chef Big Foot qu’une pneumonie consumait à petit feu. Ils étaient désireux de passer l’hiver ailleurs que dans leur plaine sous le vent. Ils croisèrent le 7ème de Cavalerie du Colonel Forsyth près d’un ruisseau appelé Wounded Knee. Les militaires entreprirent de désarmer ces Indiens. Là encore, la confusion régnait, et alors que les armes étaient jetées une à une au milieu du campement, malgré la résistance de certains, une Ghost Dance fut lancée par un shamane. Puis c’est un coup de feu qui retentit, sans qu’on ne sache jamais qui avait tiré.

La suite par contre…

Elle se résume en une pluie de mitraille, sur les guerriers désarmés, sur les femmes, sur les enfants, même s’ils fuient à deux kilomètres de là. Les chemises sacrées sont aussi efficaces qu’un gilet pare-balles en coton. Les mitrailleuses se déchargent en quinze minutes, largement suffisantes pour faire quelques trois cents morts – les massacres ont toujours des comptes imprécis. Puis il neige, et le charnier se fige dans le gel.

Wounded Knee marquera la fin des guerres indiennes. Là aussi quelque chose avait changé.

J’en ai écrit des textes décousus. Celui-ci dépasse l’entendement. Je suis persuadé que ce qui se comprend bien s’énonce clairement. Mais je ne suis pas dans un temps de compréhension. Je suis dans un temps à jeter sur mon écran des ratures plus ou moins indélébiles. Un temps pour faire des dessins abstraits de paragraphes obscurs qui virent à l’obsession.

Sam Cooke chantait un changement à venir, son existence comme une rivière et il ne vous restait qu’à imaginer les rapides et les paisibles retenues d’eau, les longs chemins à parcourir avant de toucher la mer : « I was born by the river in a little tent / And just like that river I’ve been running ever since / It’s been a long time coming / But I know a change is gonna come, oh yes it will …»

Non, mais dis-moi Sam, ta chanson est-elle écrite sur de l’eau ? Se corrompt-elle avec les courants pour se noyer dans la mer ?

5 réflexions sur “« La parole des Blancs est écrite sur de l’eau » – Sitting Bull

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