« No me pongan en lo oscuro, a morir como un traïdor : yo soy bueno y como bueno moriré de cara al sol. » – José Marti

Je me rends de moins en moins chez les buralistes depuis que je fume de l’électronique. Je pense même qu’après avoir acheté le sixième et dernier tome des Lucky Luke réédités pour la presse régionale, je ne me rende plus chez un buraliste avant un moment. De ce que j’y ai observé, Télérama a été le premier à sortir sa une commémorative sur les évènements du 11 septembre 2001 : DIX ANS… lit-on sobrement sur la couverture. Je lance la pierre sur Télérama mais peut-être n’ai-je pas été assez attentif parce que c’est un des rares magazines à m’arriver par courrier, et que ce ne sont certainement pas la Gazette des Communes ou le catalogue de Blanche Porte qui nous sortiraient une telle une.

Néanmoins, que ce soit Télérama ou un autre hebdomadaire, j’essaye de comprendre les raisons de ces deux semaines d’avance. Un gros coup de mou éditorial, une rentrée littéraire pas folichonne, un été ciné aussi enthousiasmant qu’une lanterne verte ? Deux semaines avant le 11 septembre, on était loin de tout ça, des tours qui s’effondrent, du Pentagone à quatre côtés et de la sécurité drastique dans les aéroports. A la fin du mois d’août, les esprits étaient plutôt tournés vers la Palestine, où Tsahal cognait à tout va depuis qu’un terroriste palestinien s’était fait exploser avec une pizzeria – la Conférence de Durban sur le point de s’ouvrir et portant sur les questions raciales à travers le monde allait d’ailleurs tourner à l’inculpation acharnée et houleuse d’un Etat d’Israël qualifié de raciste – vers l’Afghanistan où régulièrement le régime des Talibans provoquait une indignation maniérée – cette fois-ci il ne s’agissait pas de détruire aux chars des statues bouddhistes, mais du procès de quatre Européens accusés de prosélytisme chrétien – Jospin commençait à mettre ses habits de candidat – en effectuant sa rentrée politique sur TF1 et pas à l’université d’été du PS sans se douter que pour lui, contrairement à New-York et à Frodon, la tragédie des deux tours était loin d’avoir commencé – l’action France Telecom apprenait la plongée sous-marine. D’ici là une échauffourée entre Gitans et Maghrébins se finirait au bazooka à Béziers, un peu avant que le chef de cabinet du maire ne succombe d’une rafale de pistolet mitrailleur. Et puis surtout Aaliyah venait de mourir.

Si cet été, la disparition d’Amy Winehouse a fait grand bruit pendant deux jours, on peut à l’aune de celle d’Aaliyah imaginer que dans dix ans, quand Télérama sortira son « VINGT ANS » plus personne ne saura qui était cette diva choucroutée à la Marge Simpson, reine d’un tube et d’un featuring, titubant sur le fil du rasoir à tailler la coke, et sans les épaules pour tenir le succès et sa masse capillaire. Parce qu’Aaliyah dans le même genre c’était quand même quelque chose, une sorte de pionnière du Timbaland bien avant des aventurières chevronnées comme Björk ou Madonna, qu’on ne verrait pas dans les deux Matrix à venir – quelle perte ! Deux ans après sa mort, elle continuerait à truster les Grammy Awards. Chaque jour emmenait son lot de révélations : l’avion dans lequel elle s’était écrasée – moins de cent mètres après la piste était trop chargé en bagages de 300 kilos alors qu’il n’y avait que huit passagers! le pilote avait pris de la cocaïne et en plus il était ivre ! elle est morte d’un choc à la tête puis de ses brûlures ! même si elle avait survécu elle n’aurait pas survécu à cause de ses problèmes cardiaques… et j’en passe de toutes ses révélations certifiées exactes. Et c’est là que nous avons changé d’ère. Du tout au tout. Un mardi.

En tant qu’amoureux de la littérature, en tant que cinéphile amateur, en tant que mélomane occasionnel, j’ai attendu une réponse culturelle à ces évènements. J’aurais dit OK à une œuvre de propagande, pourvu qu’elle soit forte, qu’elle soit novatrice, qu’elle soit poignante. Même dans le Télérama, ils n’ont pu tirer qu’une liste très légère, avec Fahrenheit 9/11 de Michael Moore, Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer, Vol 93 de Paul Greengrass, La Route de Cormac McCarty, La Guerre des Mondes de Steven Spielberg, Seul dans le noir de Paul Auster, pour ceux que je connais assez pour avoir quelque chose à en dire. Je constate que l’hebdomadaire a fait l’impasse sur toutes les œuvres concernant l’Irak et sa deuxième guerre, et certains se demanderont  ce que La Guerre des Mondes vient foutre là… il faut juste savoir que durant toute la promo de son film, Spielberg a défendu l’idée qu’il n’aurait jamais pu filmer des extra-terrestres méchants avant le 11 septembre, et à comparer ses promos, on constate que le 11 septembre a eu plus d’influence sur sa Guerre des Mondes que sur Munich sorti la même année, où il décrit la lente bascule vers le crime et la parano d’une cellule du Mossad bien décidée à venger l’attentat terroriste des Jeux Olympiques de 72.

Face à cet encéphalogramme quasi plat de la création culturelle, il reste d’autres images : les frappes en Afghanistan, Enduring Freedom et les soldats de France et d’ailleurs qui en reviennent encore entre quatre planches, Iraqi Freedom, de Villepin à la tribune de l’ONU, George W. Bush, Ben Laden, la liesse après sa dernière sortie à la Cousteau, Ground Zero, Abou-Ghraïb, Guantánamo.

Prenez Abou-Ghraïb, cette prison modèle pour réussir ses soirées diapo entre potes est entrée dans la légende, ses pensionnaires aussi, dans leurs sacs de jute et cagoules coniques sans les trous pour les yeux, leurs activités dignes du Club Med et leurs pyramides humaines pas très pyramidales. Quand Eli Roth justifie la brutalité gratuite de ses films Hostel et Hostel Chapitre II, il peut aisément répondre que ses films ne sont pas gratuits (sauf à les télécharger illégalement), et qu’on n’y trouve pas plus brutal que tout ce qu’on pourra imaginer qu’il se passe là-bas dans les geôles irakiennes. Mauvais signe s’il en est que la seconde guerre du Golf a un effet bien plus visible du point de vue créatif que le silence et l’étonnement qui ont suivi l’effondrement des deux tours, quand le monde entier (pro-occidental ou antioccidental) s’est retrouvé réuni dans la surprise. Ça n’a duré qu’un court instant à l’échelle des dix ans écoulés, c’est sûr, mais ça a eu lieu. La vengeance, la revanche, la réponse proportionnée et justifiée, appelez-la comme vous voudrez, ce n’est pas le débat, a pris le dessus très rapidement, et balayé ce que New-York a eu à cet instant d’universel, comme Hiroshima ou Nagasaki avant elle, mais avec une transmission des images et des émotions largement plus révolutionnaires : des milliards de pensées hétérogènes tournées vers un seul endroit. Une fois passé ce moment, nous sommes entrés dans cette fameuse nouvelle ère et ses nouveaux mots, ses nouveaux acteurs, la nouvelle bipolarité affichée du monde et ses nouvelles places to (not) be.

Ainsi en va-t-il de Guantánamo. Un lieu quasi inconnu, une sorte de presqu’île déserte loin de tout, et par tout entendez tout et n’importe quoi, le droit, la justice, la famille, la dignité, la vie. Si on n’y est pas militaire, on s’habille en orange pas trop saillant. Le principe de la prison qui y est établie, nous l’avons tous compris, c’est d’avoir créé un monde parallèle dans le monde réel : location des Etats-Unis d’Amérique sur les terres d’un Etat souverain, Cuba, le droit qui s’y applique, ou à vrai dire le non-droit qui s’y applique n’est en aucune manière tenu de respecter les accords internationaux et principes sous lesquels les Etats-Unis ont signé « oui, d’accord, ça le fait ». En fait, c’est quasiment la faute aux Cubains tout ça. Dès lors, plus de sept cents ennemis de guerre y ont été envoyés, et plus ou moins travaillés au corps et à l’esprit. Et pendant longtemps Guantánamo sera associé à ça.

C’est un avis personnel, mais je trouve ça injuste. Quand des familles françaises, des maîtres et des esclaves fuyant ce qu’on appelait encore Saint-Domingue et la Révolution à la fin du XVIIIème siècle vinrent s’installer dans la baie de Guantánamo et y fonder la ville du même nom, il ne leur serait pas venu à l’idée que Guantánamo devienne « cela » dans l’esprit du monde : un centre de tortures à ciel ouvert. Ils venaient de poser le pied dans un paysage lunaire, quasi désertique aux pieds de montagnes verdoyantes et fleuries, des mornes cabossés et tropicaux. Injuste aussi pour ceux qui avant les terroristes des années 2000 avaient fait les frais du contexte particulier de Guantánamo. Parce que si le particularisme juridique de cette base militaire est né de l’administration Bush, il s’agissait de l’administration Bush père, et dans les aspects sordides l’administration de Junior avait de qui tenir. Et d’avoir de Guantánamo cette seule image de mecs en orange, c’est injuste pour ceux qui ont souffert là, juste avant eux.

Au XIXème siècle l’empire espagnol s’effondre avec les guerres napoléoniennes, des héros surgissent, des Simón Bolívar, des José San Martin qui traversent l’Amérique, appuyés par les loges françaises et américaines, conseillé par des généraux français et font s’effondrer un empire dont il ne reste bientôt que quatre miettes : les Philippines, Guam, Puerto Rico et Cuba. Dès 1868, Cuba luttera durement pour son indépendance, sans jamais se dépêtrer de l’autorité espagnole, et l’autorité espagnole quant à elle n’arrivera jamais à réduire au silence les volontés de souveraineté. En 1895 la Guerre d’Indépendance reprend plus meurtrière que jamais (un cubain sur huit en mourra), et elle aurait pu durer longtemps avant que les Américains ne s’en mêlent en 1898 : dans les manuels d’Histoire, la guerre d’Indépendance devient la Guerre Hispano-Américaine.  En huit mois, la débandade espagnole est manifeste, et au Traité de Paris en décembre, l’Espagne renonce à son Empire Colonial qu’elle laisse sous protectorat américain. C’est dans ces conditions que lorsque Cuba rédige sa constitution des amendements américains viennent consteller les articles. L’un d’eux indique la possibilité offerte aux Etats-Unis de louer une base militaire sur le territoire cubain, dans la baie de Guantánamo : 121 km² à 2000$ annuels évolutifs selon d’obscurs critères – qui font qu’actuellement ce loyer tourne autour de 4500$ – ça sent l’arnaque à plein nez pour le propriétaire, n’importe quel agent Century 21 vous le certifierait.

C’est en 1991 qu’elle sert pour la première fois de prison. Quand la Floride s’attend à voir débarquer des milliers de réfugiés Haïtiens suite au coup d’état qui vient de renverser le président Aristide, les boat peoples sont dirigés vers cette base militaire, on les y entasse le temps d’étudier leurs dossiers. La situation dégénère rapidement, car il devient vite évident que seuls les plus riches auront une chance de se voir octroyer des visas. Et les plus riches des Haïtiens ne sont pas légions. Pire encore, il ne reste bientôt plus que des criminels notoires et les porteurs du VIH. En juin 1993, lorsqu’un juge fédéral demande la fermeture du camp de réfugiés qui n’est plus qu’un “HIV prison camp, where, surrounded by razor barbed wire and subjected to pre-dawn military sweeps, people lived under continual threat of abuse by 400 soldiers in full riot gear” un camp de prisonniers infecté par le VIH délimité par des barbelés, où l’on vit sous la crainte militaire des ratonnades et abus de 400 soldats antiémeutes, ce juge se verra répondre qu’étant donné l’extra-territorialité de la base cubaine, sa demande restera non-avenue. Après le départ des derniers Haïtiens du camp, après 1994, ce sont les réfugiés cubains qu’on y enfermera et qu’on laissera vivre dans de telles conditions qu’ils auront pour certains à choisir entre le suicide et l’évasion vers… Cuba leur point de départ et la case prison. « VINGT ANS DEJA » pourrait publier Télérama.

Guantánamo ! une expertise éprouvée dans le non-droit, bien avant la menace islamique. Mais peut-être que dans dix ans, nous aurons oublié, et qu’il ne restera de Guantánamo ce qu’on en connaissait avant, parfois sans le savoir.

On raconte que Joseíto Fernandez jouait aux dominos avec sa bande, sur une petite table branlante au bord d’un trottoir de la Havane. Une partie de domino sous les cieux des Antilles, si vous avez déjà eu l’occasion d’en jouer une, ou d’en voir une, vous savez que rien ne la dérange. On s’insulte, on se teste, on claque le domino sur le formica, sur la toile cirée, on fait tourner le rhum, on fait tourner la chance. Pour qu’un Antillais de la Barbade à Cuba, en passant par Haïti ou la Guadeloupe se détourne de ses dominos il faut plus que beaucoup, il faut que la terre s’arrête de tourner et que tous s’en rendent compte. Et voilà qu’une paysanne passe, elle le frôle et le toise, Joseíto la hèle, lui déclame deux vers, et elle s’éloigne en haussant les épaules. Joseíto laisse tomber les dominos, il passe au piano, il se lance dans une guajira, une de ses mélopées découpées à la façon de l’est de l’île. Ça tombe bien, on vient de lui dire que cette femme est de Guantánamo. Se moquant de lui-même, et du râteau bien salé qu’il vient de manger, il écrit la fille de Guantánamo, comme d’autres après lui écriront The Girl from Ipanema. Une fille qui passe en fait beaucoup pour propager des chansons dans le monde : Joseíto Fernandez venait de composer la Guantanamera.

Elle allait devenir l’indicatif de l’émission de radio qu’il tint vingt-et-un ans. Au cours des cinq dernières minutes, quotidiennement, il la reprenait et insérait en guise de couplets toutes les informations sur les crimes passionnels, les suicides, les peines d’amour dans l’île. Il en était à tel point qu’à Cuba si quelqu’un vient vous raconter une histoire triste, on dit qu’il vous raconte une guantanamera.

C’est en 1963, quand un chanteur de folk Pete Seeger la reprend au Carneggie Hall qu’elle acquiert sa réputation internationale. Entre les refrains, il ne tient pas un décompte des derniers crimes passionnels qui ont eu lieu à new-York, mais les strophes d’un poème de José Martí. C’est habillé des vers du poète leader de la Guerre de 95, que la Guantanamera se retrouva à franchir les océans et les frontières, traduites bizarrement dans plusieurs dizaines de langues – la version française fait de la Guantanamera une ville et du poème de Marti déjà très mielleux au départ une sorte de soupe au sirop bien vendue par un Joe Dassin vendeur de soupes comme jamais. La célébrité ça tient à pas grand-chose, et c’est d’autant plus vrai qu’il existe une demi-douzaine de procès en paternité de cette chanson, j’ai préféré vous raconter celle qui me plaisait le plus de toutes.

 

31 réflexions sur “« No me pongan en lo oscuro, a morir como un traïdor : yo soy bueno y como bueno moriré de cara al sol. » – José Marti

      • Mais non, je veux pousser des portes et être ailleurs. Je sais que c’est ce qui se passe quand on ouvre une porte mais je voudrais que ce soit plus ailleurs.

        • J’ai connu quelqu’un un jour qui m’a invité à rester le même ailleurs, ça m’avait marqué parce qu’au même moment j’écoutais st elsewhere de Gnarls Barkley. Et parce qu’au sens strict, on ne peut jamais être ailleurs, sauf à franchir des portes qu’on ne pousse pas, et qui ne s’ouvrent pas.

          En fait me suis-je dit, ce qui est dommage à être ailleurs, sauf à savoir séparer son corps de son esprit, c’est que ça veut toujours dire être loin de quelqu’un capable de vous savoir ailleurs.

          Mais bon, j’étais jeune et philosophe de la loose.

  1. Un jour tu écriras un livre sur ces pays là. Parce que même si tu ne veux être le héraut de rien tu décris trop bien ces villes pour que ça se perde.

    • Tant qu’elles resteront comme elles sont, quadrillées par un asphalte gondolé que piétinent des marchandes aux derrières imposants dans un frou-frou incroyable de tissus qui feraient penser à du papier, elles ne risquent pas de se perdre.

    • Télérama est un journal qui donne toujours plus envie de dire des trucs ballots.

      Je connais des gens par exemple, plutôt bien sous tout rapport, qui se mettent à critiquer le dernier Almodovar juste à la lecture de la page que Telerama lui consacre… Un peu plus et je me mettais à vendre les mérites du Murakami de la page d’à-côté, dans la rue le fusil à la main, en hurlant 10 ans… 10 ans…

  2. Abonné au journal des dominicains (ah, l’avis de chrétien médias sur le public visé par le programme du soir…), je n’avais même pas remarqué cet anniversaire en avance.

    Article parfait comme toujours. On pense un moment que tu ne sais pas où tu vas alors que tu le sais parfaitement, c’est jouissif.

      • J’ai hésité à utiliser le qualificatif qui clos mon propos. Et puis, je me suis dit « what the fuck » comme disent les jeunes et vieux félin.

        Je peux te rassurer sur le romantisme de ma vie intime, que je réserve totalement à la femme qui deviendra mienne le 28 avril 2012 à 14h00 devant la loi et à 16h00 devant dieu (horaires à confirmer).

          • Je ne suis pas très chaud pour me promener en de bar en bar déguisé en Caliméro, mais en effet une fête d’anniversaire précèdera de peu mes noces.

            Tu remarqueras aussi que cette daté se situe pile entre les deux tours de l’élection présidentielle. Les photos devant la mairie illustreront le duel final Sarkozy-Hollande ou Sarkozy-Aubry via l’affichage réglementaire (non, pas Marine !)

          • Et puis pour ton enterrement de vie de garçon, on peut faire aussi classe que pour l’anniversaire de l’Alter : pas grand chose !

  3. Dis-moi, toi dont le savoir est infini (allusion à Tintin), as-tu lu « le procès de Gilles de Rais » de Georges Bataille ?

    Je me suis fait moucher sur CLG avec cette référence livresque, mais je ne suis pas sûr du tout que l’auteur de cet ouvrage ait vraiment lu l’ouvrage en question.

    • Je n’en ai lu que des extraits, et il va falloir que je mette le nez dans les dédales de CLG pour comprendre ce que tu veux dire par « je ne suis pas sûr du tout que l’auteur de cet ouvrage ait vraiment lu l’ouvrage en question. » … Georges Bataille avait un nègre ?

        • Mais depuis j’ai trouvé le mouchage en question, et je ne peux dire qu’une chose : seul le Plaidoyer pour Gilles de Rais de Bayard va dans le sens des arguments dudit Alex. Et comme je ne suis pas encore allé en librairie pour l’acheter et le lire, je n’en sais pas beaucoup plus.

          • Il y a un certain temps, un certain type a organisé un nouveau procès de Gilles de Rais qui s’est achevé par un acquittement me semble-t-il. Vous êtes noyés sous tous ces détails précis je m’en doute mais googleliser sur smartruc ça me contrarie un tantinet. Si le sujet peut prêter au débat, le mouchage est de trop, autant d’auteurs, autant d’avis.

  4. merci, un article extrèmemement réussi. On ne connait pas assez bien l’histoire des Antilles. Je ne sais pas si ça a à voir avec l’Article mais les polars de Leonardo PADURA (je retiens pas beaucoup les noms d’auteurs, celui ci si ) sont des merveilles.

    JOLY-BORLOO on dirait du créole

    • Oui mais à Joli bod’lo, je préfère dire tout simplement « an bel plaj » ou « roun’ bel anse », voire « an bel bod’la riviè » si je chasse l’écrevisse.

      • moi j’dirai rien, le créole je connais par google trad. (Haitian creole) Aurais-je des amis parlant créole, j’essaierais sans doute de l’apprendre. Mais à soliloquer le français suffit.😉

        guantanamera un peu genre electro rap

  5. J’ai beaucoup aimé l’historique de l’article qui montre toute l’évolution d’un petit bout de terre qui n’a rien demandé à personne.

  6. Alors (puisqu’après le théâtre et pendant) je travaille en presse principalement sur la littérature espagnole et latino-américaine, je recommande ces trois lectures enrichissantes : d’abord, oui, comme Lulu, Leonardo Padura : ‘Lhomme qui aimait les chiens ». Roman absolument génial, sur Trosky, Cuba, le Mexique et la Russie… A quelques phrases mal traduites près, ce sont là 800 excellentes pages romanesques (chez Métailié). Plus light mais sacrément bien documenté pis ça se lit tout seul pour ainsi dire : « L’Ile sous la mer » d’Isabel Allende. L’histoire de Saint-Domingue (ex-Haïti) en 1770 jusqu’à la Louisiane napoléonienne du début du XIXe siècle, à travers la vie de personnages bien campés donc attachants (chez Grasset). Enfin, toute nouvelle parution (de cette semaine, à venir dans 8 jours sur mon blog) : « Cadix ou la diagonale du fou », pendant le siège de l’armée napoléonienne (encore elle) en 1811, du génial Arturo Perez-Reverte, « un hombre sincero de donde crece la palma… », en Cartagena/España. Super intrigue, super roman historique, édifiante leçon d’histoire. Et la merveilleuse ville de Cadix. Bref, ça souffle.

    • Un Arturo Perez-reverte, ça ne se refuse pas, surtout pour un lecteur comme moi aussi fan du Capitaine Alatriste que d’autres le sont d’Harry Potter. Je me précipite sans tarder à la découverte de Leonardo Padura, dont une autre commentatrice en ces lieux, la Garce Moderne, tresse des louanges élogieuses.

  7. De vous à moi… J’ai eu la chance de fréquenter l’écrivain espagnol, suffisamment longtemps pour dire qu’il est génial ! Très drôle, généreux, direct, bon vivant, passionné. Le 7e volume du Capitan sort en ce moment en Espagne : l’an prochain en France… Toma ya! Hors Alatriste, si vous ne l’avez pas lu, moi j’ai un grand faible pour Le peintre des batailles.

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