« I know what I am talking about when I am talking about the revolutions » – Juan Miranda

Je devais avoir treize ans, peut-être quatorze quand j’ai vu Revolution de Hugh Hudson, une grande fresque avec des bataillons anglais rouges sang et hargneux et au milieu, ou bien en face, un Pacino paumé dans la marche militaire de l’Histoire. Je n’ai jamais ressenti en plus de vingt années le besoin, l’envie ou la curiosité de le revoir. Je me rappelle assez confusément d’une scène dans une salle de classe, où notre héros paumé, le regard en fatigue, se fait expliquer à l’aune de la révolution copernicienne, la Révolution Américaine dont il est un acteur au quotidien. C’est confus et je n’essayerai même pas de reprendre le fil de pensée des personnages, mais l’un d’eux fait tourner un globe représentant la Terre autour du Soleil, et il en ressort une impression de compteurs remis à zéro. La Révolution ! remettre les compteurs à zéro pour la prochaine Saint-Sylvestre… cela expliquerait les comptes à rebours sous les cotillons. Pacino reprend son regard hagard sur le bras et retourne se battre avec Donald Sutherland ou aimer Nastassja Kinski… Je ne me rappelle vraiment pas. Je me souviens très bien par contre, de ce que j’ai pensé sur le moment : la Révolution c’est juste beaucoup de gesticulations pour revenir en un an au point de départ, là où on aurait fait pareil en une journée avec une bonne rotation.

Je ne savais pas encore lire et je ne m’attablais pas alors avec des gens qui savent lire. J’avais une philosophie sauvage, peu adaptée aux développements, qui se contentait souvent d’une phrase un peu cynique. Si on me disait : « le lotus est une fleur au symbole incroyable, car née dans les marécages », je répondais : « et elle meurt où sans une aide extérieure ? » et très fier de moi je considérais le débat clos.

C’était l’époque où Tracy Chapman chantait des murmures au sujet d’une révolution, où l’on commémorait deux cents années de Bastille. J’ai lu un petit plus, j’ai du entendre la mandoline du Docteur Jivago, et la Révolution m’a paru ressembler à un boxon monstre, celui où dans les angles morts du chaos, dans l’incertitude du lendemain, on se met à rêver d’un monde meilleur. Je venais de m’arrêter sur une nouvelle définition, un brin plus poétique. Sûrement les hormones adolescentes qui me jouaient des tours.

Je suis dans un de ces boxons monstres depuis quelques jours, un peu effrayé à l’envie d’écrire, un peu effrayé à l’idée que ce ne soit pas encore assez le boxon pour tirer une idée révolutionnaire d’un angle mort. Alors en attendant, comme ça m’arrive parfois en attendant, je dresse des listes, mais carrément effrayé par les listes, je fais dresse des listes qui renfermeraient d’autres listes, comme, par exemple, la liste des films qu’il me reste à voir pour enfin présenter ma liste de mes films préférés de  2001 à 2010. Chemin faisant dans les déroulés de puces de ma suite bureautique, en me rappelant le James Bond opus 21 et ses deux erreurs de scénario qui m’empêcheront à tout jamais de le considérer comme le plus révolutionnaire des James Bond, ni comme un des cinq meilleurs, je me suis remis à classer les James Bond dans l’ordre de ma préférence. Quinze ans que je fais ça, et ma constance me rassure. Je peux alors m’ouvrir à des questions aussi existentielles que « Casino Royale a.k.a. James Bond XXI ne sera pas dans tes cent meilleurs films de la décennie à cause de deux petites erreurs scénaristiques ? » et à des réponses encore plus existentielles du genre : « ni même parmi les deux cents meilleurs à cause de ces deux erreurs dont l’une n’est pas à proprement parler une erreur de scenario, mais un foutage de gueule à l’encontre de la physiologie des types noirs de la planète. » Parce que filmer des Bahamiens comme si c’étaient des Malgaches, c’est un peu comme filmer au Pirée les aventures de dockers scandinaves. Cette approximation plus que douteuse explique peut-être la gravissime erreur scénaristique qui voit un évènement avoir lieu à 18 heures à Nassau quand il fait plein jour à Antananarivo. J’ai beau avoir un globe terrestre gonflable, à défaut d’un deuxième soleil, je ne pourrais jamais expliquer cela, et du coup, le premier James Bond que j’aurais pu aimer au-delà du raisonnable depuis 1969 ne devra pas entrer dans ma liste de deux cents films de la décennie, alors que Machete aura toutes ses chances. On attend toujours beaucoup de ce qui se veut révolutionnaire, on leur pardonne beaucoup moins.

Et puis j’ai arrêté de faire des listes, j’ai regardé la pluie tomber, j’ai fait du vélo dessous et j’ai écouté Raindrops keep fallin’ on my head à la radio, juste avant d’entendre qu’on a tous en nous quelque chose de Tennessee. J’étais fondamentalement pas d’accord. Je suis fondamentalement ronchonchon avant la Révolution. Il y a plus de chances que nous ayons tous en nous un écho de chansons des Beatles que quelque chose de Tennessee. On me répondra que je comprends de travers, qu’il faut saisir que Tennessee Williams a abordé à un moment ou à un autre dans sa carrière des thèmes qui touchent chacun d’entre nous. Mon caractère de quatorze ans se soulève violemment : alors en fait, Tennessee a chez lui un bout de chacun d’entre nous !!! tout l’inverse de l’hypothèse de Michel Berger ! A la question « qu’est-ce que tu as de Tennessee ? », il risque d’y avoir peu de réponses. Non seulement Tennessee a en lui un peu de chacun d’entre nous, mais il s’en est emparé subtilement, subrepticement, sans qu’on le remarque, comme un voleur.

« Quelle est ta chanson des Beatles préférée ? » Il arrivera parfois qu’on vous réponde « Imagine », mais dans l’ensemble, vous aurez toujours une réponse… tout au moins parmi le cercle de mes lecteurs potentiels vu qu’il ne s’et pas encore étendu aux confins inconnus du Tadjikistan malgré mes efforts surhumains.

Peut-être parce qu’ils étaient révolutionnaires. Des révolutionnaires incertains, assurément, puisqu’entre les diverses versions de Revolution, Lennon ne savait sur quel pied danser, le long de la piste des parts à prendre dans la violence nécessaire au changement, de  “But if you talk about destruction, don’t you know that you can count me out” si tu comptes détruire ne compte pas sur moi de Revolution, à « But if you talk about destruction, don’t you know that you can count me out…in » de Revolution 1 sur l’album blanc. En treize albums, ils bouleversèrent le monde de la musique, remirent les compteurs à zéro. Comme Sergio Leone dynamita le western et ses codes, et me laisse croire qu’il y a plus en nous de Leone que de Tennessee.

A la question, « que retiens-tu de Leone ? », vous aurez toujours une réponse, ne serait-ce qu’un air de Morricone. Mais aussi pêle-mêle, une réplique de Tuco, même imprécise, quand on tire on raconte pas sa vie, un regard de Frank, ou la réinterprétation du Cantique des Cantiques par Deborah.

Moi ce qui me revient en premier, c’est toujours ce dialogue entre John et Juan, dans un campement de fortune. A environ une heure et quart d’Il était une fois la Révolution. Juan se couche sur une carte du Mexique, et John lui fait remarquer que son pays, il s’assoit dessus, Juan s’en fout, « tu sais qui c’est mon pays ? c’est moi et ma famille »… John n’est pas d’accord, parce qu’en gros, les choses sont plus importantes que ça, et  la révolution c’est pas une plaisanterie. Alors Juan s’emporte.

« La Révolution, la Révolution, c’est pas à toi, nom de Dieu, à me parler de Révolution, je sais très bien comment ça éclate, c’est des gens qui savent lire dans les livres qui vont voir des gens qui savent pas lire dans les livres, les pauvres gens quoi ! et puis ces types-là leurs disent le moment est venu de changer tout ça… »

John essaye bien de l’interrompre, en vain.

« Si ! Merde ! Je sais très bien de quoi je parle, ces putains de Révolutions j’ai grandi dedans. Tu comprends, ceux qui savent lire dans les livres vont voir ceux qui ne savent pas lire dans les livres, les pauvres, et disent, si si, il faut du changement et les pauvres bougres font le changement. Après ça les plus malins de ceux qui savent lire s’assoient autour d’une table et ils parlent et ils mangent et ils mangent et ils parlent et ils parlent et ils mangent et pendant ce temps-là, qu’est-ce qu’il font les pauvres bougres ? … ILS SONT MORTS !!! C’est ça ta Révolution. Chut, s’il te plait, ne me parle plus de Révolution. »

« Et qu’est-ce qui arrive quand c’est fini pauvre con ? Rien ! tout recommence comme avant. »

Et John convaincu, de jeter le Patriotisme de Bakounine sur le chemin. Il était une fois la Révolution est un film imparfait. Ses anachronismes historiques – le drapeau de l’IRA que John a ramené de ses flash-back irlandais où il fait plus jeune de dix ans n’a été dessiné que bien après les évènements mexicains du film – ses mitrailleuses de 1930 et ses références à peine voilées aux massacres de la Seconde Guerre Mondiale feraient passer Casino Royale pour une pépite scénaristique. Des séquences sont bâclées et auraient mérité d’être mises en boite une seconde fois. Mais de ces inexactitudes, de cette poussière, ressortent des moments comme celui-là, comme les flash-backs irlandais sous les Sean Sean Sean d’Edda Dell’Orso, comme quand Juan retrouve ses enfants morts et qu’il part seul avec une mitrailleuse en finir avec les troupes de Gunter Ruiz, que Leone ne prend même pas le temps de le filmer, qu’il reste avec John dans les grottes où s’entassent les cadavres. Cette redécouverte du buddy-movie bien avant 48 heures, l’Arme Fatale, et après La Grande Vadrouille. En fait ses anachronismes ne sont pas graves… parce que le principe de la Révolution, c’est que tout recommence comme avant.

On sera bientôt en septembre et je ne me suis toujours pas entouré de gens qui savent lire des livres pour évoquer les dernières révolutions du moment. Je bataille depuis quelques temps déjà (deux mois d’après mes calepins) sur un texte qui évoquerait la Révolution des Œillets. Et avec, celles des Roses, des Tulipes, du Velours, du Cèdre, du Safran, l’Orange, et celles du Jasmin. Bientôt l’automne et toujours rien à dire sur le Printemps Arabe : je regarde sur les chaînes info les émeutes du Royaume-Désuni. En fait il n’y a pas grand-chose à dire, malgré tout ce qui se raconte. Une Révolution ça exactement la même racine qu’un crédit revolving ou qu’un revolver, ça évoque les tours dans le vide d’un barillet, du latin revolvere, rouler en arrière.

Quand les gens qui savent lire dans les livres se réunissent entre eux pour dire ce qu’il y a à dire aux gens qui ne savent pas lire, ils racontent en boucle sur tous les médias comment Facebook et Twitter ont épaulé la pierre à la main les révoltes égyptienne et tunisienne. C’est la dernière récupération à la mode, celle de la Révolution Numérique, celle qui vous internationalise une révolte, celle qui diffuse un grognement général, les murmures évoqués par Tracy Chapman et sa guitare.

En y regardant plus attentivement, tout est parti de Mohamed Bouazizi, un gars qui avait perdu ses moyens de subsistance, un gars qui avait faim et qui s’est immolé tellement il crevait la dalle. L’indignation s’est propagée dans la rue, dans les rues adjacentes, dans les villes, dans les villes voisines, en suivant les routes, en passant les frontières sans même s’arrêter dans les campagnes. Et s’il avait faim, s’il avait besoin de travail pour nourrir sa famille, alors même qu’il était fils d’un ouvrier agricole, c’est que la hausse des prix des produits de l’agriculture au deuxième semestre 2010 suite à aux incendies de Russie, aux hausses du pétrole a provoqué des tensions dans les approvisionnements des villes comme Alger, Tunis, Le Caire ou Damas, ces métropoles de pays qui ont abdiqué toute forme de politique agricole. Dès lors que ces états ne disposent pas d’une manne pétrolière  ou gazeuse, permettant aux gouvernants de garantir aux villes leur pain quotidien, il s’en suit une hausse des prix qui affament les plus faibles… les fameux pauvres bougres, les indignés. C’est mécanique. Et quoiqu’on en dise, on avait déjà connu ça ante-twitter.

En 1845 et 1846, l’Europe connait deux années de sécheresse extrême, une canicule de trente et un jours touche l’Île de France en 1846 bien avant le fameux Réchauffement climatique, et toutes les productions céréalières européennes sont en baisse. C’est le moment que choisissent les pommes de terre pour tomber malades, le rendement européen de la production de patates chute de 34,10%. Mais il n’y a pas pénurie, au contraire : le blé s’importe de Russie et d’Amérique. Dantzig est à l’époque la bourse des céréales, on y fixe le prix du blé au niveau mondial, bien avant la fameuse Mondialisation. Et que le prix de l’hectolitre de blé triple à Paris, ça ne concerne pas tant que ça les négociants de l’époque, et ce, bien avant les fameux Traders. Avant ce triplement, 50% de la masse salariale des catégories modestes est consacrée à l’achat du seul pain. Le calcul est assez facile, les conclusions aussi.

En janvier 1848, suite à des révoltes contre la vie chère, Ferdinand II des Deux Sicile octroie à Palerme une nouvelle constitution et lance le départ bien malgré lui du Printemps des Peuples, un mouvement révolutionnaire qui traverse toute l’Europe Continentale sans qu’aucun évènement Facebook ne soit fixé, sans aucun pépiement de Twitter dans la bise du soir. Bien sûr c’est l’époque où circulent des best-sellers comme le Manifeste du Parti Communiste (en kiosque dès le 21 février cette année-là), mais quoiqu’on en dise malgré le petit nombre de pages de cet ouvrage, Marx et Engels ne twittaient pas. Et quand bien même, twitter serait devenu le media de la parole révolutionnaire, qui lisait des micro-messages au Caire, à Tunis, à Damas… des gens suivis par les journalistes qui n’avaient rien d’autre à raconter ? des actionnaires de Facebook ? Si les gens se balancent des SMS c’est parce que le Tam-Tam n’est plus d’actualité, basta.

En 1848, les régimes tombent avec une vitesse inouïe, ou résistent grâce à l’aide internationale. Le Tsar soutient l’Empereur d’Autriche et mate les rebellions comme l’Arabie Saoudite intervient à Bahrein. Les régimes épuisés cèdent. La Hongrie abandonne la féodalité, le Roi de Prusse fraternise avec la foule et prône un régime parlementaire allemand en coupant l’herbe sous le pied des révolutionnaires. En France Louis-Philippe abdique. Les peuples migrent. Depuis l’Irlande principalement, puis rapidement de Pologne, d’Italie. Seuls les pays boostés par un fort dynamisme économique, la Russie, la Grande-Bretagne échappèrent aux troubles.

En fait c’est bien une Révolution : un vaste recommencement, un dernier tour de piste, avec une seule petite variante, l’intervention internationale contre un pouvoir en place, en Lybie… mais était-ce possible en 1848 ?

A la lueur des évènements qui se sont déroulés il y a cent soixante ans, lueur un peu pâlotte s’il en est, le Printemps Arabe, son jasmin, ses chutes de dictateurs ne déboucheront que sur un échec. Avec une affirmation XXIème siècle des Empereurs fils-de, ou neveux, ses modèles économiques libéraux qui pouvaient se permettre aisément du social là où il n’y en avait jamais eu. Autrement dit, des prolos largués par le suffrage universel, les appropriations nationalistes, les guerres et les tranchées.

“So, please, don’t tell me about revolutions!

And what happens afterwards? The same fucking thing starts all over again!”

15 réflexions sur “« I know what I am talking about when I am talking about the revolutions » – Juan Miranda

  1. j’ai bien aimé ce texte. surtout la partie sur les révolutions. « les pierres roulent sur les pierres »
    je nuancerais tout de mème en disant que la composante technologique, et le niveau d’instructions des gens influencent la rapidité des prises de conscience, et rend chaque « révolution » plus spécifiquement démocratique, et moins meurtrière. c’est mécanique aussi ça.

    merci max

    • Je ne suis pas tout à fait d’accord.

      Je relativise la composante technologique. Dans le cadre de la propagation d’une révolte, je pense que le caractère urbain a plus d’influence que les moyens de communication. Une jacquerie, même avec twitter restera une jacquerie. C’est le caractère urbain qui donne à la foule sa dimension, question de densité de population, de rétrécissement des espaces, de compétitions de quartiers. Les événements de 1848 se sont déroulés aussi vite et sur des distances aussi comparables que ceux du Printemps Arabe : et parmi leurs multiples points communs, on retrouve les villes.

      Je ne suis pas d’accord sur le caractère moins meurtrier. Je crois qu’il s’agit de notre rapport à la violence et de son évolution selon les régions. En France, pendant très longtemps, une manifestation qui se faisait entendre était une manifestation qui faisait du dégât, de la violence, des morts. Les medias n’étaient pas démocratiques et Gustave Le Bon pouvait dire tout ce qu’il voulait de la Foule, la Foule s’en foutait, pour se faire entendre elle devait casser. Les différentes dérouillées qu’ont prises les Canuts Lyonnais, la Commune de Paris sont des exemples où les émeutiers étaient traités en héros, là, où tous, aujourd’hui de notre point de vue, nous les traiterions d’irresponsables.

      Gandhi a-t-il changé la donne avec sa non-violence ? Je ne pense pas : la non-violence de Gandhi a surtout eu pour mécanique de mettre plus encore sous la lumière la violence britannique. Je crois surtout que nous avons eu à un moment droit aux mêmes media, et que ce faisant, la force ne suffisait plus à passer un message. Au contraire… une manifestation portée par la violence, la démonstration de force voit sa violence l’emporter sur son message, à la grand messe du 20 heures, à la une des quotidiens. Il suffit d’un mort pour qu’on ne parle plus que de lui, et plus des points de départ et de réclamation.

      Du coup, les manifestants occidentaux aujourd’hui se préserve de la violence par leurs services d’ordre, et accentue leurs messages allant jusqu’à s’associer à des publicitaires, histoire de faire d’une affirmation populaire un mouvement qui reste populaire.

      Et dans le cas précis du Printemps Arabe, je ne suis pas certain qu’on puisse le considérer moins meurtrier, surtout si l’on est Syrien ou Lybien.

      Enfin pour le fait qu’une révolution soit plus spécifiquement démocratique, je dirai « encore une chance ! » Après tout si c’est le peuple (manipulé ou télécommandé ou maître de son destin) qui mène la danse sur le terrain, autant que les résultats soient « démocratiques » ce qui est d’autant plus aisé quand on part du niveau zéro de la démocratie, (en 1848, les révoltes mènent au suffrage universel, qui voit le vote des campagnes provoquer des résultats pas forcément attendus par la masse des émeutiers, et qui nous pond un empire…)

  2. Tu sais déjà ce que j’en pense. Je voulais juste rajouter un truc : on a tous un truc de Sergio Leone en nous.

    Moi c’est le titre d’un livre que j’avais beaucoup aimé : « Et pour quelques deniers de cuivres »

  3. bien le bonjour, monsieur imgar.

    un bien joli texte, avec une belle continuité, mais qui malgré tout comporte une erreur scénaristique qui le privera d’une place dans le top deux des blogs qui accompagne mes cafés ce matin:

    tout le monde n’a pas une chanson préférée des beatles.
    je regrette de ne pas faire parti de l’ensemble.

    mais j’aime aussi beaucoup Juan.
    j’espère que ça compense.

    paix sur votre croûte

  4. PS: j’attends toujours de votre part, en tant que passioné de septième art, votre « critique » du film CALMOS, bertrand blier, 1978 et des brouettes…

    il le faut.

  5. Tu me sembles un peu triste et desabuse en cette fin d’ete.

    Je dois dire que par moment, je suis un peu dans le même etat d’esprit. Mais 15 jours de vacances et de diete mediatique m’ont fait un bien fou. La solution sertait-elle un repli egoiste sur sa petitte personne sans trop se preoCcuper de la marche du monde ?

    Comme toi, je fais un parralele avec la revolution de 1848, dans ses fondements, ese espoirs et sa fin tragique ou pathetique selon les pays. Mais je n’oublie pas les graines qui ont alors ete semes et qui ont ebranle pour toujours l’ordre etabli (oui, j’aime parfois utiliser des metaphores completement ecules)

    Tu connais les theories d’Emmanuel Todt sur l’education des femmes et le taux de fertilite symptome d’une société mure pour la democratie ?

    • Oui, je connais un peu le fond de la pensée de Manu (Todd pas Todt, espèce d’amoureux des voitures). Ce qui me rappelle au passage que je n’ai pas fini Après la Démocratie.

  6. J’ai beaucoup aimé votre expression  » tirer une idée révolutionnaire d’un angle mort  » , je trouve qu’en plus ça résume assez bien votre pamphlet.

  7. Excellent ! Moi je dis Bravo!!
    Et cette vision des Révolutions est malheureusement confortées par la triste actualité, « The same fucking thing starts all over again! »
    Merci, Monsieur Maximgar

    (PS: Commentaire tardif et parfaitement inutile, ayant pour seule ambition d’exprimer maladroitement mon plaisir à la lecture de ces textes.
    Votre bien dévoué lecteur de l’autre côté de la Méditerranée)

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